Recherche petit boulot/ travail au noir : pourquoi prendre ce risque ?

Travailler au noir

Le travail au noir ou dissimulé ou encore le travail « au black » est un terme employé pour définir le fait de ne pas déclarer tout ou partie de son travail ou de son activité. Ce type d’activité s’applique aussi plus largement à l’économie souterraine ou à l’économie informelle. La France figure dans le peloton de tête des pays qui taxent le plus les salaires. En conséquence, la tentation peut être grande pour les prestataires, comme pour leurs clients, de traiter dans le dos du fisc.

Le travail dissimulé concerne environ 7 % des entreprises en France. Les secteurs les plus touchés sont le BTP, le commerce de gros et de détail et l’hôtellerie-restauration. Toutefois, de la nounou au jardinier en passant par l’artisan en BTP, rares sont les professions irréprochables.
La Sécurité sociale a lancé une étude pour estimer le coût du travail au noir en France. La fraude aux entreprises s’élève à près de 7 milliards d’euros de perte pour les prélèvements sociaux, et le nombre de redressements n’a jamais été aussi important.

Que qualifie-t-on de petits boulots au noir au juste ?

Est considéré comme travail au noir, tout travail non déclaré. C’est à dire non comptabilisé dans les structures administratives. La nounou qui garde des enfants contre de l’espèce, l’étudiant qui donne des cours de maths, votre voisine qui, pour arrondir ses fins de mois, vous a proposé de faire votre repassage …
Ce type de petits arrangements ont pour but d’éviter que le bénéfice perçu ne soit réduit par deux ou trois en payant des impôts et des taxes.

Vu comme ça, ce type de travail peut intéresser tous ceux qui cherchent à gagner plus d’argent. Mais les risques sont importants. Et les nouveaux statuts de travailleurs indépendants limitent grandement l’intérêt de ce type de pratiques.

Recherche petit boulot au noir ; risques et sanctions

Tout d’abord, si vous travaillez au noir sachez que vous n’avez aucune protection sociale en cas d’accident. Les statistiques montrent d’ailleurs qu’un accident est plus probable pour un travailleur non déclaré que pour un travailleur déclaré, qui possède une qualification pour le travail qu’il effectue.

Les droits sociaux

L’absence de déclaration du salaire qui caractérise le travail au noir prive le travailleur de ses droits sociaux. (pas de droits au chômage ni à la retraite puisque pour en bénéficier il faut cotiser à l’assurance chômage et à l’assurance vieillesse). Les déclarations partielles ou les cotisations sur la base de salaire insuffisant diminuent également les droits à la retraite.

Autre risque : ne pas recevoir son salaire. Car il n’a aucune garantie que l’employeur s’engage à payer, et que celui-ci soit honnête. Aucune issue !

S’il est prouvé que le travailleur a volontairement travaillé au noir en toute connaissance de cause, il peut être sanctionné. C’est le cas des travailleurs au noir qui perçoivent une allocation de chômage, de retraite ou des prestations sociales. C’est à dire que si vous touchez des allocations Pôle Emploi ou des prestations sociales en même temps que vos rémunérations non déclarées. Vous vous exposez à la suppression des aides qui vous sont versées. Mais aussi à une procédure de sanction de la part des organismes sociaux.

Pire encore, si vous êtes déclarés chômeur, vous vous verrez réclamer le remboursement des allocations perçues. Et vous pourrez même être radiés, car cette activité illégale n’aura pu être prise en compte dans le calcul de vos droits.

Les aides de l’Etat :

Enfin, les caisses d’assurance maladie ou d’allocations familiales peuvent réclamer les prestations versées à tort. Notamment sous condition de ressources, lorsqu’elles sont informées des infractions de travail dissimulé.

Réalisé en marge de la loi et en fraude des obligations fiscales et sociales, le travail non déclaré diminue les recettes de l’État et celles de la Sécurité sociale dont il tend à aggraver le déficit. Il crée, en outre, une concurrence dommageable aux artisans et commerçants normalement établis. C’est la raison pour laquelle la lutte contre cette économie souterraine a été sensiblement renforcée.

Sanctions

Le travail dissimulé est un délit. Si l’activité est régulière, l’employeur s’expose à 45 000 euros d’amende avec 3 ans d’emprisonnement. Peines doublées en cas de récidive. Et l’employé peut quant à lui peut voir ses allocations familiales et ses allocations chômage supprimés. Il peut également avoir à rembourser les sommes perçues, et être condamné solidairement avec l’employeur.

S’ajoutent à celles-ci des peines complémentaires. Comme l’interdiction d’exercer l’activité incriminée, l’exclusion des marchés publics, la confiscation du matériel, l’affichage du jugement. Et aussi l’interdiction des droits civiques, civils et de famille. En cas d’accident du travail d’un salarié non déclaré, c’est la responsabilité de l’employeur qui est engagée. Les frais d’indemnisation à verser au salarié se chiffrent parfois en centaines de milliers d’euros.

Petits boulots non déclarés : intérêts limités

Au delà des risques légaux du travail dissimulé, ses avantages sont fortement limités depuis que le gouvernement à crée le statut auto entrepreneur en 2008.

Le régime Auto-entrepreneur est un régime français de travailleur indépendant. Il a pour objectif de faciliter la gestion administrative en remplaçant toutes les cotisations sociales et tous les impôts et taxes par un versement unique proportionnel au chiffre d’affaires.

La particularité de ce régime est qu’il vous permet de réaliser de petits boulots et de facturer pour ces prestations, comme si vous étiez une entreprise. Le taux de cotisation est autour de 25%, ce qui est a minima deux fois inférieur à la relation client fournisseur traditionnelle. (charges patronales + charges salariales). La protection sociale, la retraite et la prévoyance restent réduits au strict minimum. Ce qui n’est pas idéal pour des personnes qui ne souhaiteraient vivre que de ça. Mais pour des jobs d’appoints, cela limite clairement le travail au noir.

A noter en complément que beaucoup des services à la personne sont désormais défiscalisables et si vous faites donc partie des chanceux citoyens qui sont redevables, l’intérêt du travail au noir et d’autant plus limité.

Vous pouvez, si vous cherchez un petit boulot, un moyen pour compléter vos revenus en toute légalité, voir notre article dédié.

Arrondir ses fins de mois avec le crowdfunding ou crédit participatif

En lien avec la tendance de l’économie participative, le Crowdfunding, est une nouvelle façon pour les entreprises ou les particuliers de récolter des fonds pour leurs projets. Dans la plupart des cas, c’est l’association d’un grand nombre de personnes investissant un petit montant qui permettent aux porteurs de projets de trouver les fonds demandés. Ce mode de financement est également un moyen de fédérer le plus grand nombre de personnes autour de son projet.

Selon KPMG (Baromêtre du crowdfunding 2017), la finance alternative a progressé en France de 50% en valeur entre 2016 et 2017 ;

  • C’est un mode de financement de plus en plus utilisé et plébiscité par 3,9 millions d’investisseurs en France ;
  • Plus de 90 % du financement participatif finance l’économie réelle ;
  • Immobilier et l’environnement sont les secteurs les plus financés.

Il est généralement utilisé par les emprunteurs en complément d’autres outils de financement comme les prêts d’honneur, les emprunts bancaires, les micro-crédits, etc. C’est également un moyen de constituer autour des emprunteurs une communauté qui les soutient.

Fonctionnement du financement participatif

Le financement participatif est une industrie qui se structure. Aujourd’hui, elle compte trois principaux métiers que sont le don avec ou sans contreparties (crowd funding), le prêt aux particuliers ou aux entreprises (crowd lending), et la prise de participation au capital de sociétés (crowd investing).

Le principe est simple. Par l’intermédiaire d’une plateforme Internet, vous pouvez participer au financement de différents types de projets. Une grande partie de ces investissement se fait dans des projets immobiliers ; financement de promotion (construction de logements) ou de marchands de biens (achat d’un ou de plusieurs biens à rénover dans le but de les revendre plus chers). Certaines plateformes, comme Immovesting, proposent aussi aux particuliers d’entrer au capital de foncières qui réalisent des investissements locatifs.

Quel(s) projet(s) soutenir : les plateformes de crowfunding sont diversifiées et permettent de soutenir tout type de projets avec une finalité :

  • solidaire
  • créative
  • musicale
  • cinématographique
  • autour du handicap
  • du développement durable
  • de nature éducative ou économique

Les acteurs en demande de financement sont les porteurs de projet. Ces derniers utilisent directement la plateforme afin de faire valider leur plan de financement. Généralement, les plateformes accompagnent les porteurs de projet avant la soumission de celui-ci aux internautes. Ainsi, ces nouveaux intermédiaires présentent la philosophie de la plateforme et son fonctionnement, cernent les besoins du porteur de projet, jugent de sa viabilité et de le sérieux avant la publication du projet sur une interface dédiée. La présentation en ligne contient généralement la description du projet, le profil du ou des porteurs du projet, le montant nécessaire à la réalisation du projet ainsi que le détail des dépenses en prévision du succès de la collecte. Il précise également, si nécessaire, le temps imparti à la levée de fonds qui est stipulé avant le lancement.

Une fois le projet soumis sur la plateforme, ce dernier devient accessible au public. Tout le monde a accès, sous réserve d’une inscription préalable sur certaines plateformes, à la page du projet et peut choisir d’y investir la somme d’argent de son choix. Une fois la contribution effectuée par le financeur (aussi appelé backer) il peut échanger avec les porteurs du projet afin de formuler un commentaire ou apporter son expertise. Le backer a également accès à toutes les nouvelles ou informations que les porteurs du projet souhaitent partager avec la communauté ainsi créée.

La plateforme joue le rôle d’intermédiaire financier. Elle se rémunère par des commissions qui sont généralement une fraction du montant levé par le porteur du projet. Elles peuvent également être en partie forfaitaires, c’est à dire indépendantes du montant levé.

Arrondir ses fins de mois avec le financement participatif

La promesse de rendements est très alléchante, près de 10 % par an sur certains sites, tout de même ! Difficile de résister quand on compare avec la faible rentabilité qu’offrent les livrets d’épargne.

Mais attention à ne pas seulement considérer les gains potentiels. Ce placement étant risqué, il faut s’assurer, avant tout, de la fiabilité de la plateforme, de l’opérateur et du projet proposé.

Aussi, les plateformes actives uniquement sur le financement des fonds propres de promoteurs pourraient, à terme, se retrouver en difficulté. Particulièrement, la promotion est une activité cyclique et, si la conjoncture actuelle est plutôt favorable, cela n’a pas toujours été le cas et ne le sera probablement pas pour toujours.

Les projets les plus rentables pour arrondir ses fins de mois

Le type de projets les plus rentables, sont certainement dans le domaine du crowdfunding immobilier. Encore inexistant il y a quelques années, c’est 36m€ qui ont été investis par ce biais sur les 8 premiers mois de l’année 2016, soit deux fois plus qu’en 2015 sur la même période ! Une croissance impressionnante qui s’est poursuivit en 2016, l’immobilier demeurant une des thématiques d’investissement favorites des français.

Le Crowdfunding immobilier fonctionne de la même manière que les autres types d’investissement participatifs. Un promoteur propose un projet immobilier sur une plateforme, les internautes sélectionnent le projet qu’ils désirent soutenir et ils investissent dedans.

Attention toutefois avant de vous lancer. Il n’y a pas de rendement sans risque ! Le taux d’intérêt est indicatif et ne sera servi que si tout se passe comme prévu. Or comme dans tout projet, il peut y avoir des imprévus ! Un artisan qui fait faillite, une malfaçon, une problématique règlementaire, etc.

C’est pourquoi vous devriez suivre ces quelques recommandations avant que de vous lancer dans l’aventure.

Les limites du crowdfunding

En tant qu’investisseur particulier, vous vous trouvez au début de la chaîne de financement. Vous supporterez donc des risques importants. Il faut être un épargnant averti, qui s’informe correctement. Il faut évidemment vérifier que la plateforme est bien immatriculée CIP ou agréée PSI. Un label « Plate-forme de financement participatif régulée par les autorités françaises » apposé sur le site de la plateforme est un bon repère pour le particulier afin de s’en assurer.

Voici d’autres conseils utiles :

  • Étudiez bien le dossier, en vous assurant notamment que le programme est situé dans une zone ou la demande immobilière est soutenue (préférez les grandes agglomérations);
  • Assurez-vous que le projet dispose bien des autorisations d’urbanisme (permis de construire, déclaration préalable, etc.) et que tous les recours aient été purgés;
  • Faites quelques recherches sur l’historique du promoteur, afin de vous assurer de son sérieux et de ses compétences. Cela vous permettra à minima de vérifier qu’il n’a pas été défaillant sur un autre programme ;
  • Ne mettez pas tous les œufs dans le même panier : diversifiez au maximum en investissant dans différents projets et sur plusieurs plateformes ;

Compte tenu de la jeunesse crowdfunding immobilier, il est encore difficile de juger ses performances réelles. Les chiffres parlent d’eux même : à fin août 2016, seules 8,2% des sommes collectées ont été remboursées.

Le Crowdfunding immobilier peut être très intéressant si l’on sélectionne bien les projets. Vous l’aurez compris, préférez l’investissement dans des projets de promotion immobilière qui offrent de beaux rendements.

Retrouvez les autres articles du dossier « Comment economiser en plaçant son argent et arrondir ses fins de mois » :

« >> Arrondir ses fins de mois avec la bourse »

« >> Arrondir ses fins de mois avec le livret d’epargne »

« >> Complement de salaire grâce à l’assurance vie »

« >> Comment économiser pour sa retraite avec le PERP« 

Complement de salaire : arrondir ses fins de mois avec l’économie collaborative

La France devient un pays onéreux et Paris fait la course en tête des classements des villes les plus chères au monde. D’une façon probablement liée, les Français se tournent massivement vers l’économie collaborative comme source de complement de salaire. Mais ce mode de consommation nous-permet-il vraiment de faire des économies / arrondir ses fins de mois ? Nous avons creusé afin de vous éclairer sur ce sujet.

Tout d’abord les chiffres et l’ampleur du phénomène

L’économie collaborative n’est pas un phénomène de niche. Cette tendance touche une grande majorité de la population ; selon une étude du CSA réalisée pour le compte de l’organisme de crédit à la consommation Cofidis, la majorité de la population française (95%) a déjà eu recours au moins une fois à l’économie collaborative (covoiturage, location de biens…) et 81% ont déjà proposé une prestation pour compléter leurs revenus (revente de produits, location de leurs biens…). L’étude nous informe également que 62% des français en sont même des consommateurs réguliers.

Arrondir ses fins de mois grâce à l’économie collaborative

Selon l’étude du CSA, la consommation collaborative ferait économiser 495 euros par an aux Français. En favorisant l’échange de biens et de services entre particuliers, l’économie collaborative gonfle le pouvoir d’achat des consommateurs. Alors que les Français capitalisent en moyenne, 495€ par an.

Les principaux usages permettant aux français de compléter leur salaire grâce à l’économie collaborative :

  • Louer un véhicule entre particuliers
  • Ventre ou louer ses vêtements.
  • Louer du matériel de bricolage, des accessoires pour la voiture (coffre de toit, porte-vélo, siège enfant, etc.), ou des biens culturels (livres, CD, DVD, etc.)
  • Monétiser ses connaissances en donnant des cours ou publiant des formations en ligne
  • Vendre ses créations (bijoux, objets, etc…)
  • Louer une résidence pour les vacances.
  • Monétiser son temps et ses talents grâce au jobbing…

Mais la liste ne s’arrête pas là…

PS : lisez l’article sur le top 5 des idees pour complement de salaire

Complement de salaire indirect

L’impact de l’économie collaborative sur le pouvoir d’achat ne s’arrête pas là ; cette tendance permet également de réaliser des économies importantes sur ses achats, et donc d’arrondir ses fins de mois :

  • Acheter ses produits à des producteurs locaux (fruits, légumes…)
  • Acheter groupé des biens et services
  • Echanger ou utiliser le troc plutôt qu’acheter
  • Indemniser un voisin plutôt que se saigner pour faire venir un plombier

Sur le terrain du collaboratif, les tricolores explosent les scores !

Ces pratiques sont plus fréquentes chez une majorité d’Européens (51 %) et les Français sont au-dessus de la moyenne, sauf sur l’échange de produits. La France reste en tête de classement d’Europe des achats d’occasion grâce à des plateformes comme LeBonCoin. Les citoyens français se révèlent être de fervents utilisateurs et acteurs de ces nouveaux moyens de consommer.

Les jeunes de la génération Y et les CSP+ (jeunes, cadres et professions libérales) sont les plus concernés et apparaissent clairement comme les moteurs de ce modèle.

Leur motivation principale est pour 87 % d’entre eux de faire des économies et pour 76 % d’entre eux d’arrondir leurs fins de mois. On peut également souligné parmi les motivations le besoin de se sentir utile et de consommer de façon plus respectueuse de l’environnement et enfin créer plus de liens, aller vers les autres…

Autre renseignement, alors que 25% des français pensent que les pratiques de consommation collaborative pourraient constituer une part importante de ses revenus à l’avenir, cette proportion monte à 40% sur le segment des jeunes.

De quoi entrevoir encore beaucoup de potentielle pour cette nouvelle économie !

 

Arrondir ses fins de mois avec la bourse

Le mot « bourse » peut faire peur, mais pas de panique. On ne vous incite pas à placer votre argent en bourse au hasard, mais de bien vous former avant et surtout privilégier la bourse à long terme.

Pour un horizon d’une semaine, investir en Bourse peut être très rémunérateur. C’est même possible du jour au lendemain, voire à l’intérieur d’une seule séance de Bourse. Mais cela exige d’avoir une solide culture financière, des nerfs d’acier, du temps à y consacrer, de prendre des risques importants et de payer de l’impôt sur la plus-value si l’on opère en dehors du PEA.

Plus spéculatif encore, un placement en Bitcoin ou dans une autre crypto-monnaie, un actif dématérialisé dont l’achat-vente s’effectue en dehors de toute réglementation financière. Soumis à une forte volatilité, le Bitcoin a connu une envolée de sa valeur en 2017 avant de voir son cours s’effondrer des deux-tiers depuis son plus haut atteint mi-décembre 2017.

Les épargnants plus intrépides peuvent aussi placer leur argent directement en bourse via un simple compte-titres (qui permet également d’investir sur des OPCVM), mais attention, ceci implique de s’intéresser de près aux marchés visés (actions, obligations, etc.), de se tenir informé chaque jour de l’actualité économique et financière, d’y dédier du temps, d’avoir le goût du risque porté personnellement, et de savoir gérer le stress, le stress déprimant quand ça baisse, mais aussi le stress grisant quand ça monte. Ainsi, en plaçant votre argent dans des sociétés solides reversant des dividendes, vous pourrez ensuite obtenir les dividendes à la fin de l’année, tous les mois ou tous les trimestres sans rien faire. Vous avez aussi la possibilité de retirer vos actions dès que vous le désirez. Le but étant d’acheter dans des périodes creuses bien sûr pour payer une action à un prix canon afin de gagner sur tous les tableaux.
Enfin, il paraît fortement déconseillé de placer toute son épargne en bourse. Il faut bien avoir en tête que ce type de placement est à considérer sur le long terme et accepter les pertes, potentielles ou effectives, sur le court terme. Le placement direct en bourse devrait donc être réservé non seulement à des connaisseurs impliqués et résistants au stress, mais aussi à ceux qui disposent d’un capital conséquent à placer, ce qui leur permet aussi de diversifier d’autant plus facilement.
Dans tous les cas, si vous désirez placer votre argent en bourse, évitez tout de même de vous lancer seul sans aucune connaissance.

Pour réussir à placer son argent en bourse, voici quelques conseils à suivre :

Se prémunir d’éventuelles pertes d’argent en se constituant une épargne de précaution sur des livrets bancaires.
N’investir qu’une partie de son patrimoine financier est préférable et seulement des sommes qui ne seront pas utilisées prochainement.
Choisir ses supports de placement en fonction de ses attentes, du niveau de risque prêt à prendre et du capital investi.
Diversifier ses placements dans plusieurs entreprises de secteurs différents sur des régions différentes pour limiter les risques.
Miser sur des placements plus ou moins risqués sur le long et le court terme.
Des versements réguliers sont préférables aux gros investissements ponctuels. Cela permet de ne pas subir les variations des marchés financiers et de limiter les risques.

Complement de revenu avec le livret d’épargne

Tout d’abord, vous devez savoir qu’avant de placer votre argent, vous devez impérativement vous constituer une épargne de précaution. Cette dernière va notamment vous permettre de faire face aux imprévus tels que des réparations éventuelles de voiture, une perte d’emploi, ou encore la prise en charge d’un proche. Il faut savoir que si vous ne disposez pas d’une épargne de précaution, votre investissement sera beaucoup plus risqué. Et qui dit précaution, dit livret d’épargne.

Il y a deux types de livrets d’épargne disponibles :

  • les livrets réglementés du type : Livret A/Bleu, PEL, LDD, LEP…
  • les livrets fiscalisés

Ce qui diffère ? La fiscalité du livret bancaire. Les livrets fiscalisés coûtent certes plus cher mais peuvent rapporter plus qu’un livret réglementé ; il existe des livrets qui rémunèrent plus que le livret A (Livret Hello bank, Livret PSA Banque (filiale financière Peugeot Citroën) et Livret Carrefour Banque)…

Globalement un livret d’épargne peut être une bonne solution pour placer son argent car l’argent est utilisable à tout moment et garanti, sécurisé avec un niveau de risque nul. L’autre avantage est au niveau de l’ajustement des versements mensuels pour son épargne en cas de coup dur ou d’imprévus.

Du Livret A, dont le fonctionnement est strictement encadré par les pouvoirs publics, aux comptes sur livret librement commercialisés par les banques ou les établissements de crédit, il existe différents types de livrets d’épargne :

  • Livret A : Produit rémunéré dont les fonds sont disponibles à tout moment. Les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Toute personne, majeure ou mineure, peut être titulaire d’un livret A mais il n’est pas possible d’en avoir plus d’un. Il est plafonné à 22 950 € et son taux d’intérêt annuel est de 0,75 %
  • Livret de développement durable et solidaire (LDDS) : produit d’épargne rémunéré pour les majeurs ayant leur domicile fiscal en France et les mineurs disposant de revenus personnels et ayant demandé une imposition séparée. Il n’est pas possible d’en avoir plus d’un. Il est plafonné à 12 000 € et son taux d’intérêt annuel est de 0,75 %
  • Livret d’épargne populaire (LEP) : Un compte sur livret d’épargne destiné à aider les personnes disposant de revenus modestes à placer leurs économies dans des conditions maintenant leur pouvoir d’achat. Il est plafonné à 7 500 € et son taux d’intérêt annuel est de 1,25 %.
  • Livret jeune : un produit d’épargne réservé aux jeunes de 12 à 25 ans résidant en France. Il est plafonné à 1 600 € et son taux d’intérêt annuel est librement fixé par les banques, mais est au moins de 0,75 %
  • Compte épargne logement (CEL) : un produit d’épargne rémunéré dont les fonds sont disponibles à tout moment. Il vous permet en plus d’obtenir, sous conditions, un prêt immobilier à un taux privilégié et une prime d’Etat. Avant 2018, les intérêts étaient exonérés d’impôt sur le revenu, mais soumis aux prélèvements sociaux. Depuis 2018 les intérêts des nouveaux CEL sont entièrement fiscalisés et ne vous permettent plus bénéficier de la prime d’Etat. Il est plafonné à 15 300 € et son taux d’intérêt annuel est de 0,50 %
  • Plan épargne logement (PEL) : une épargne bloquée qui vous permet d’obtenir des intérêts et, sous conditions, un prêt immobilier et une prime d’État. Avant 2018 les intérêts du PEL étaient exonérés d’impôt sur le revenu, mais soumis aux prélèvements sociaux. Depuis 2018 les intérêts des nouveaux PEL sont entièrement fiscalisés et ne vous permettent plus de bénéficier de la prime d’État. Il est plafonné à 61 200 € et son taux d’intérêt annuel est de 1%
  • Plan d’épargne retraite populaire (Perp)
  • Livret d’épargne bancaire : Un livret d’épargne est un compte sur lequel les sommes laissées en dépôt produisent des intérêts tout en restant disponibles. Contrairement aux livrets réglementés, il n’y a pas de plafond de dépôt ou de montant maximum à ne pas dépasser pour les livrets d’épargne et Les taux d’intérêt des livrets d’épargne sont fixés librement par les établissements bancaires
  • Compte à terme (CAT) : (ou dépôt à terme) est un compte d’épargne qui offre un taux d’intérêt attractif à condition que les sommes déposées restent indisponibles pendant un certain temps.

Le principal avantage de cette catégorie de placements est de conserver à tout moment la disponibilité des fonds. L’inconvénient, en contrepartie, c’est un rendement faible.

Tous ces produits commercialisés par les réseaux bancaires ont un point commun : le mode de calcul de leur rémunération. Leurs intérêts sont déterminés selon une unique règle, celle du calcul des intérêts à la quinzaine. Maîtrisé, ce mécanisme peut permettre au détenteur d’éviter de perdre du rendement sur ses produits d’épargne. Mieux vaut donc agir en conséquence en choisissant la date de versement qui présente le plus d’intérêt pour maximiser la rémunération des sommes d’argent déposées.

Sur la plupart des livrets proposés, qu’ils soient fiscalisés ou non, les versements sont totalement libres. Pour autant, la date de dépôt de vos avoirs revêt une importance primordiale. La règle des intérêts à la quinzaine consiste à prendre en compte les sommes présentes sur un livret en début de chaque quinzaine, soit le 1er ou le 16 de chaque mois pour calculer les revenus de l’épargne. Ainsi, des versements effectués le 2 du mois ne produisent des intérêts qu’à compter du 16 et les dépôts réalisés le 20 du mois que le 1er du mois suivant.

Quelques conseils :

– Il faut d’abord éliminer toutes les offres comprenant des frais de gestion, privilégier les livrets permettant de bénéficier d’un bon taux de rémunération et les livrets garantissant zéro risque pour l’argent investi.
– Il ne faut prendre que les livrets bancaires où l’argent est entièrement disponible.
– Utiliser des comparateurs de livrets bancaires avant de faire votre choix

Retrouvez les autres articles du dossier « Comment economiser en plaçant son argent et arrondir ses fins de mois » :

« >> Arrondir ses fins de mois avec la bourse »

« >> Complement de salaire grâce à l’assurance vie »

« >> Comment économiser pour sa retraite avec le PERP »

« >> Arrondir ses fins de mois avec le crowdfunding ou crédit participatif »

 

 

Comment economiser en plaçant son argent et arrondir ses fins de mois

Faire fructifier ses économies peut être un bon complement de salaire. On a souvent tendance à penser qu’il faut deja avoir un bon pécule pour considérer des produits de placement et ainsi arrondir ses fins de mois, mais aujourd’hui, il existe de nombreuses options vous permettant de placer votre argent quelque soit l’apport. Et ce, quel que soit le montant que vous avez, votre niveau d’ambition et le niveau de risque que vous souhaiterez prendre. Découvrez les possibilités et choisissez l’option la plus judicieuse pour arrondir vos fins de mois grâce à vos économies.

Avant de commencer, il faut savoir que le meilleur placement n’est vraiment le meilleur que pour une personne donnée, dans un contexte donné et pour un objectif donné. Oubliez donc toutes les annonces publicitaires que vous pouvez recevoir dans votre boite mail pour des investissements miracles.

Une fois cette idée bien digérée : quel est le meilleur placement pour moi ? et afin d’y répondre, le mieux est de commencer par définir son objectif ou se demander pourquoi veut on placer cette somme d’argent ?

Définir ses objectifs

Les objectifs d’investissements sont une variable importante dans l’équation qui façonnera votre choix. Et les objectifs possibles pour un placement financier sont divers et variés. Que ce soit pour de la sécurisation, de la constitution d’une réserve, pour un projet, pour la retraite ou pour la succession, il y a toujours un objectif pour un placement d’argent.

Une fois qu’on aura défini quel est l’objectif principal (et éventuellement quelques objectifs secondaires) du placement financier envisagé, on pourra décider d’autres caractéristiques comme la quantité d’argent à placer, en une fois ou à intervalles réguliers et encore l’horizon de placement : à quel moment souhaitera-t-on pouvoir disposer à nouveau de l’argent placé ? Le niveau de risque accepté (car oui, pour espérer gagner de l’argent aujourd’hui, il faut accepter de prendre des risques) et rendement recherché.

Se poser les bonnes questions

Une fois qu’on aura défini quel est l’objectif principal (et éventuellement quelques objectifs secondaires) du placement financier envisagé, on pourra décider d’autres caractéristiques.

La quantité d’argent à placer :

Il est primordial de bien définir à l’avance la somme exacte à investir. En effet vous ne choisirez pas les mêmes types de placements si vous avez 1 000€ ou 100 000€ à investir, vous n’opterez pas pour les mêmes produits financiers. Ayez une idée claire sur le payement de ce capital, en une fois ou à intervalles réguliers.

L’horizon de placement

A quel moment souhaitera-t-on pouvoir disposer à nouveau de l’argent placé ? Demandez-vous systématiquement dans quel délai l’argent de votre placement financier devra pouvoir être disponible. Certains placements « immobilisent » votre épargne pendant plusieurs années. En cas d’imprévu, il est impératif d’avoir constitué par ailleurs une épargne de sécurité mobilisable rapidement et sans perte.

Le niveau de risque accepté

Car oui, pour espérer gagner de l’argent aujourd’hui, il faut accepter de prendre des risques. Si vous êtes allergique au risque et que la sécurité est votre priorité, vous opterez plutôt pour des livrets réglementés, ou de l’assurance-vie investie sur des  » fonds en euros « ‚mais vous devez vous attendre à une rentabilité moindre.

Rendement recherché

Si vous acceptez de perdre une partie de votre investissement ou si vous pouvez patienter jusqu’à ce que les marchés s’améliorent, vous pouvez opter pour un type de placement bancaire plus risqué mais offrant une meilleure perspective de rentabilité, comme par exemple les actions, ou l’assurance-vie investie en  » unités de comptes « .

Que vous ayez 1 000€, 10 000€ ou encore 100 000€ à investir, vous évaluerez la pertinence d’un placement selon un équilibre rendements/risques. On distingue généralement trois types de profil investisseurs : le prudent (caractérisé par une forte aversion du risque et qui cherche des risques faibles), l’équilibré (il peut envisager une perte partielle pour des rendements plus importants) et le dynamique (aversion du risque faible).

Du risque faible au risque élevé, la définition de ces caractéristiques vous aidera à clarifier votre objectif et vous aidera à faire le bon choix de placement.

Le meilleur placement pour sa feuille d’impôt

Tous les placements financiers ne s’accompagnent pas des mêmes règles fiscales. Certains placements voient leurs revenus imposés, tandis que d’autres ouvrent au contraire droit à des avantages fiscaux, généralement après une période de détention obligatoire pour bénéficier pleinement de ces avantages (8 ans pour l’assurance vie par exemple). Le meilleur placement financier que vous choisirez sera donc régi par des règles fiscales adaptées à votre niveau d’imposition.

Voir également :

« >> Arrondir ses fins de mois avec la bourse »

« >> Arrondir ses fins de mois avec le livret d’epargne »

« >> Complement de salaire grâce à l’assurance vie »

« >> Comment économiser pour sa retraite avec le PERP »

« >> Arrondir ses fins de mois avec le crowdfunding ou crédit participatif »

Il existe d’autres options de placement bien sûr, vous pouvez ajouter celles auxquelles vous pensez en commentaire.